Rejet du projet de loi/ Réformes: Une « plaisanterie de mauvais goût », selon M.Fabre

Jean Pierre Fabre, le président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti politique de l’opposition) a qualifié de « plaisanterie de mauvais goût », le rejet par les députés du parti au pouvoir (majoritaire au Parlement), de la loi portant modifications de certaines dispositions de la constitution.

En tournée européenne depuis quelques jours, le leader de l’opposition a fait cette déclaration jeudi sur les plateaux de France 24 et TV5. Ces propos ont été repris vendredi matin par des médias locaux.

« Ce qui se passe au Togo est grave. Le gouvernement a perpétré un coup de force contre un accord (Accord Politique Global / APG) signé sous l’égide de la communauté internationale (…) C’est une plaisanterie de mauvais goût. C’est un simulacre organisé par le pouvoir en place pour s’exonérer de ses responsabilités, mais personne n’est dupe », a déclaré M.Fabre, en réaction au rejet de la loi portant certaines dispositions de la constitution.

Ce dernier a invité la communauté internationale « à ramener le gouvernement togolais à la raison ».

« Nous allons organiser des manifestations pour exercer une pression sur le régime en place », a-t-il averti.

Se prononçant sur des +rumeurs+ faisant état d’une guerre de leadership au sein de sa propre formation politique, M.Fabre a répondu: « je n’ai jamais entendu ça. C’est une invention ».

Introduit au Parlement par le gouvernement, le « projet de loi » rejeté par des députés de la majorité parlementaire, comporte une bonne partie des réformes exigées par les principaux partis de l’opposition.
Les deux principales modifications portent sur la limitation du mandat présidentiel et le mode scrutin pour la présidentielle.

Véritable point de discorde entre le parti au pouvoir et l’opposition parlementaire : la question de la limitation du mandat présidentiel.

Selon l’article 59 (nouveau), « le président de la république est élu au suffrage universel direct et secret pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois. En aucun cas, nul ne peut exercer plus de deux mandats. Le président de la République reste en fonction jusqu’à la prise de fonction effective de son successeur élu ».

Dans l’actuelle constitution, le mandat n’est pas limité. Pour l’opposition parlementaire, la nouvelle disposition, une fois adoptée, prendra « effet immédiatement ». Une exigence qui vise le président Faure Gnassingbé élu en 2005 et réélu en 2010. Pour ces opposants, Faure Gnassingbé ne doit plus se représenter pour la présidentielle de 2015.

Faute de « consensus » sur ce point, les députés du parti au pouvoir, ont simplement rejeté en bloc, toutes les modifications introduites par le gouvernement. FIN

Junior AUREL

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