Une conférence-débat axée sur l’état des lieux des droits, de la justice et des actions en faveur des jeunes filles et des femmes s’est tenue vendredi soir à Lomé, dans le cadre des activités marquant la 10ᵉ édition de la « Woman Night », une initiative de la Fondation Agir Ensemble pour l’Afrique (AEA).
Placée sous le thème « État des lieux en termes de droits, justice et actions à l’endroit des jeunes filles et des femmes aujourd’hui », la rencontre a réuni plusieurs acteurs engagés dans la promotion des droits des femmes afin d’examiner les progrès réalisés, les défis persistants et les perspectives d’action.
Le panel de haut niveau a été animé par des femmes de renommée internationale notamment Mme Hafou Touré (femme d’affaires et entrepreneure ivoirienne), Mme Samira Raissouni (coach professionnelle certifiée par l’International Coach Federation (Maroc), Mme Amina Achour (Ecrivaine et professeure de Lettres à Rabat/Maroc), Mme N’Zonou Donga Odette Magistrate (juge d’instruction /Togo) et Mme Marie Pounawele Sondo (Docteur en droit public, enseignante-chercheuse à la Faculté de Droit de l’Université de Lomé).
A travers ces échanges, la Fondation AEA veut établir un diagnostic clair et formuler une feuille de route de recommandations à l’endroit des décideurs politiques et des partenaires au développement dans le cadre de la célébration de la journée internationale des droits de la femme, le 8 mars.
« Pour qu’un pays ou une société avance, il faut à cette société, à ce pays, l’effort des hommes et des femmes. Donc, il faudrait que chaque entité sache de quelles armes se doter pour travailler ensemble, main dans la main et surtout connaître ses droits. Le panel a été diversifié, des finances à la justice en passant par le développement. L’autonomisation de la femme n’est plus étrange à quelqu’un. Quand dans un couple la femme apporte un peu de finance et l’homme apporte un peu de finance, les deux réunis équilibrent les enjeux. La stabilité de la famille est désormais garantie et les conflits sont réduits au niveau du couple », a indiqué Mme Aridja Frank (vice-présidente de la Fondation AEA).
Des panélistes, une diversité d’opinions
« Il faut beaucoup miser sur l’éducation pour que les femmes soient plus autonomes aussi bien sur le plan économique que social », a confié Mme Amina Achour.
« La réussite financière est l’un des points les plus importantes pour une femme. Une femme qui a une autonomie financière peut prendre des décisions et les assumer. Une femme qui a le choix peut dire non à des violences. C’est important de comprendre que l’autonomisation financière est l’un des piliers les plus importants pour comprendre et exercer ses droits et cela donne aussi le pouvoir d’achat à la femme ce qui lui permet de prendre des décisions », a renchéri Mme Hafou Touré.
« Depuis 2022, des avancées considérables sont enregistrées dans la législation au Togo. L’article 237 et suivants du code pénal punissent de façon formelle, les violences à caractère sexuel (viol, harcèlement sexuel ou le cyberharcèlement sexuel…). Sur le plan institutionnel, il y a énormément de choses qui sont faites en ce qui concerne les violences basées sur le genre », a laissé entendre Mme Marie Pounawele Sondo.
Il faut rappeler que la « Woman Night » est un évènement panafricain de référence dédié à la promotion du leadership féminin et décliné en un gala de charité pour célébrer la femme en générale et en particulier la femme togolaise pour sa contribution au développement socio-économique du pays.
Cette édition anniversaire mettra en lumière le Royaume du Maroc, pays invité d’honneur en reconnaissance de ses avancées significatives en matière d’égalité des genres et de promotion du leadership féminin.
La soirée de gala se tient le samedi 7 mars à l’hôtel 2 février à Lomé avec des guest stars comme Yemi Aladé, Pierrette Adams avec la présence effective de Olivia Yacé (ancienne Miss Côte d’Ivoire et participante à Miss Univers). FIN
Chrystelle MENSAH