Prix de l’Innovation pour l’Afrique : Le béninois Valentin Agon +vainqueur+ avec +Api-Palu+

Le béninois Valentin Agon a enlevé jeudi à Gaborone (Botswana), le premier Prix de l’innovation pour l’Afrique (PIA) avec son produit +Api-Palu+, un antipaludique développé à partir d’extraits de plantes naturelles, a appris vendredi l’Agence Savoir News à Cotonou de source officielle.

Docteur en médecine douce (option phytothérapie au CMDQ Canada), Valentin Agon décroche ainsi la somme de 100.000 dollars, soit environ 50 millions de F.CFA.

Le béninois a devancé les neuf autres finalistes parmi lesquels le nigérian Dr Eddy Agbo (avec son +Test de dépistage du paludisme par les urines/UMT+) et le sud-africain Dr Kit Vaughan (avec +Aceso+, capable d’effectuer simultanément des opérations de mammographie numérique plein champ).

Le Prix de l’Innovation pour l’Afrique vise à encourager les innovations qui contribuent au développement de nouveaux produits, accroissent la compétitivité et participent à la réduction des coûts en Afrique.

Il vise également à stimuler chez les jeunes africains, hommes et femmes, l’intérêt dans les carrières scientifiques, technologiques, d’ingénierie, et d’entrepreneurs ayant des potentiels de contribuer au développement durable de l’Afrique.

+Api-Palu+ est un médicament antipaludique développé à partir d’extraits de plantes naturelles. Il est beaucoup moins coûteux que les médicaments antipaludiques disponibles et possède un effet inhibiteur sur les souches 3D7 du Plasmodium falciparum, l’agent à l’origine du paludisme.

+Api-Palu+ permet un taux rapide de diminution des parasites du paludisme dans le sang après un traitement à court terme, avec des doses relativement plus faibles. Il est disponible sous forme de comprimés, de capsules ou de sirop. Du fait de ses effets thérapeutiques non toxiques, le médicament a été approuvé au Bénin, au Burkina Faso, au Tchad et en République Centrafricaine.

Selon Valentin Agon, +Api-Palu+ une « révolution africaine contre le paludisme. Api-Palu, plus qu’un médicament, est un facteur de développement en Afrique ».

Rappelons que le paludisme est une maladie potentiellement mortelle due à des parasites transmis à l’homme par des piqûres de moustiques (anopheles femelles) infectés.

Environ 438.000 décès ont été enregistrés en 2015 pour 214 millions de cas de paludisme, selon les estimations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

L’Afrique subsaharienne supporte une part disproportionnée de la charge mondiale du paludisme. En 2015, 88% des cas de paludisme et 90% des décès dus à cette maladie sont survenus sur le continent africain. FIN

De Cotonou, Lucia Fèmi SIMON

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