Pour une présidentielle apaisée : La CNDH sensibilise les populations de Kloto et d’Agou sur l’exercice des libertés publiques

Mme le préfet d'Agou (au milieu), lors de la rencontre

La Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH)  en campagne de sensibilisation du 12 au 19 janvier sur le thème « Exercice des libertés publiques en période électorale »  dans le cadre de la présidentielle du 22 février, a rencontré mardi les leaders d’opinion  des préfectures de Kloto, d’Agou et d’Agou Gadzéfé.

Cette campagne de sensibilisation a pour objectif de sensibiliser les leaders d’opinion, les responsables des forces de sécurité, les chefs de services des préfectures de ces localités sur le respect des libertés publiques telles que prescrites par la constitution et d’amener la population à œuvrer pour une élection apaisée, non violente et respectueuse des droits de l’Homme.

A l’occasion, Sohey Dosseh (commissaire de la CNDH) a fait remarquer que la CNDH, depuis 2007, s’est engagée à apporter sa contribution aux processus électoraux au Togo, notamment dans la protection des libertés publiques en lien avec la période électorale, les dispositions spécifiques à prendre le jour du scrutin et les contestations électorales dont l’objectif est de prévenir les conflits en période électorale et la protection des droits de l’homme.

Il a indiqué que la constitution togolaise garantit à tout citoyen un certain nombre de droits et de liberté publique : « l’État reconnaît et garantit dans les conditions fixées par la loi, l’exercice des libertés d’association, de réunion et de manifestation pacifique et sans instruments de violence ».

Et pour cela, chacun doit à son niveau jouer sa partition pour que la démocratie progresse. Il a invité la classe politique à faire preuve de civisme et à s conformer aux code électoral. Il a convié aussi la population au civisme, à la tolérance et à la culture de la paix.

Batili Mandabuwéé (chef d’antenne de la CNDH Plateaux Ouest) a pour sa part décliné les modes de saisine de l’institution, les conditions de recevabilité d’une requête, du processus de traitement d’une requête ou d’une plainte afin que les citoyens cessent de tomber sur le coup de la loi, par méconnaissance des dispositions en vigueur.

Le secrétaire général de la préfecture de Kpalimé Sogoyou Békéyi a félicité la CNDH pour son initiative et exhorté les participants à remonter les informations reçues à leur base afin qu’au lendemain des élections il n’y a aucune violence à signaler.

Mme Blewoussi Amoussou Ablavi (préfet d’Agou), a de son côté, remercié les responsables de la CNDH pour cette démarche qui consiste à prévenir les conflits en ces périodes électorales sensibles souvent émaillées de vives tensions politiques. Aussi a-t-elle invité les acteurs à disséminer cette information auprès de la population pour une élection sans violences. FIN

 

De Kpalimé, Bolassi ATCHINAKLE