Pour un bon accompagnement du HCRRUN : Des journalistes des médias en ligne bien aguerris après deux jours de formation

Vue partielle des journalistes, lors de la formation.

Des professionnels des médias en ligne ont bouclé ce vendredi, deux jours de formation sur les fondements, les piliers, et les différentes étapes de la justice transitionnelle et sa mise en œuvre au Togo, ainsi que la mission du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au renforcement de l’unité nationale(HCRRUN).

Organisée par le HCRRUN, afin de permettre aux professionnels des médias de mieux l’accompagner dans sa mission, cette formation intervient, après le tour des journalistes de la presse écrite, sur les mêmes modules. Il s’agit d’une série de formations planifiées par le HCRRUN à l’endroit des différents types de médias à Lomé du 14 au 21 novembre et à Kara les 23 et 24 novembre.

Ces ateliers visent notamment à renforcer les capacités des hommes et femmes de médias afin d’accompagner le HCRRUN dans la mise en œuvre de son programme de réparation.

Durant ces deux jours, le HCRRUN et ses personnes ressources ont entretenu une cinquantaine de journalistes sur « La Justice Transitionnelle », « Le mandat et la mission du HCRRUN », « Les étapes de la prise en charge des victimes  » et « Le rôle des journalistes dans l’accompagnement du HCRRUN ».

Les communications présentées ont permis aux participants d’être mieux outillés sur la notion de justice transitionnelle et sa mise en œuvre au Togo.

La justice transitionnelle est l’ensemble des mécanismes judiciaires ou non judiciaires qui visent à faire sortir un pays d’un passé divisé à un avenir partagé.C’est un mécanisme qui repose sur quatre piliers: le droit de savoir ou encore le droit à la vérité, le droit à la justice, le droit à la réparation et les garanties de non-répétition.

Les premiers responsables du HCRRUN.

S’agissant du rôle des journalistes, l’accent a été mis sur la vérification du fait, un élément très important. C’est d’ailleurs ce qui différencie le journaliste des fanatiques des réseaux sociaux.

Le rôle du journaliste se définit donc en fonction de chaque État. En plus du divertissement, le média est la première source de connaissance, d’éducation et d’information des populations.

A l’issue de cet atelier, des recommandations ont été formulées à l’endroit du HCRRUN : créer une plateforme whatsapp réunissant les presses en ligne, encourager l’Institution à aller vers l’ouverture des données sur son site pour une meilleure accessibilité, multiplication des ateliers et la création de newsletters.

Ouvrant les travaux de l’atelier jeudi, Mme Awa Nana Daboya (présidente du HCRRUN), a salué le travail abattu par les journalistes au cours de la première étape de la prise en charge psycho-médicale et d’indemnisation des victimes et  les a invités à apporter leur contribution pour que le travail du HCRRUN, soit perçu au-delà de nos frontières.

« C’est vous qui véhiculez l’information au-delà des frontières. Donc il urge donc de vous faire comprendre les réalités, afin que le travail soit continuel à l’entame de la deuxième étape », avait-elle indiqué.

Il est à noter que 2.510 victimes sur les 22.415 recensées par la Commission Vérité Justice et Réconciliation (CVJR), ont été prises en charge pour le compte de la première étape de réparation.

Rappelons que le programme de réparations concerne toutes les personnes (quelle que soit leur nationalité) ayant subi un préjudice du fait de violences à caractère politique, de violations graves des droits de l’Homme, durant la période allant de 1958 à 2005. Ce programme comporte plusieurs phases. Au total 22.415 victimes ont été identifiées par la CVJR sur la période de 1958 à 2005. FIN

Abbée DJAGLO

Savoir News, la Maison de l’Info