Niger: 24 « présumés terroristes » tués lors d’une tentative d’évasion

« Vingt-quatre présumés terroristes » capturés mercredi par l’armée dans l’ouest du Niger proche du Mali, ont été tués alors qu’ils tentaient de s’évader, indique un communiqué du gouvernement publié dimanche soir.

« Le 28 avril 2021, des renseignements sûrs et concordants faisant état d’un regroupement de présumés terroristes au nord de Chinégodar (région de Tillabéri, ouest) en vue de projeter une attaque sur la localité de Banibangou, les Forces armées nigériennes ont très rapidement dépêché une unité d’appui dans la zone afin de contrer le plan des terroristes », selon un communiqué du ministère de la Défense lu à la radio publique nigérienne.

Après « des échanges de coups de feu », les soldats nigériens « ont interpellé 26 présumés terroristes » dont « un blessé par balles » et qui « succomba à ses blessures le 29 avril », précise le communiqué.

Mais, en attendant leur transfert dans la ville de Banibangou, proche de Chinégodar, « les détenus ont tenté de s’enfuir dans la nuit du 29 au 30 avril aux environs de 04h00 du matin » et ont « réussi à désarmer une sentinelle et à s’emparer de son arme », souligne le ministère.

« N’ayant pas obtempéré aux tirs de sommation, 24 prisonniers ont été mortellement atteints et l’un d’entre eux a pu s’échapper », relève le ministère qui a annoncé l’ouverture « d’une enquête approfondie » pour « situer les responsabilités ».

Chinégodar et Banibangou sont situées dans la région de Tillabéri, elle-même située dans la zone dite « des trois frontières » entre Niger, Mali et Burkina Faso, qui est régulièrement frappée par les groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda ou à l’Etat islamique (EI).

Le 15 mars, des jihadistes présumés y avaient également mené plusieurs attaques contre des véhicules qui rentraient du grand marché hebdomadaire de Banibangou.

Ils avaient également pris pour cible un village, massacrant des habitants et incendiant des véhicules et des greniers à céréales. Au total 66 personnes avaient été tuées.

Le 2 janvier, entre les deux tours de l’élection présidentielle, 100 personnes avaient été tuées dans les attaques de deux villages de la commune de Mangaïzé dans la même région.

Un an auparavant, le 9 janvier 2020, 89 soldats nigériens étaient morts dans l’attaque du camp militaire de Chinégodar.

Et un mois plus tôt, le 10 décembre 2019, ce sont 71 soldats nigériens qui avaient péri dans une attaque à Inates, une autre localité de la région de Tillabéri.

SOURCE : AFP

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