Meeting de la DMK interdit : Sa coordinatrice très remontée contre la décision du ministre de la sécurité

Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson

Le meeting annoncé pour samedi par la Dynamique Mgr Kpodzro (DMK) est interdit par le ministre de la sécurité le Général Yark Damehame, décision fortement dénoncée par Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson.

Dans son communiqué publié mercredi soir, le ministre a évoqué des raisons sécuritaires : « l’Organisation d’une telle manifestation dans un contexte sécuritaire sous-régional et national actuel très préoccupant et marquée notamment par une volatilité et une imprévisibilité notoires, est de nature à compromettre les efforts en cours pour préserver l’ordre public et la sécurité nationale ».

« Tenant compte des contraintes qu’imposent les nouvelles menaces à l’appareil sécuritaire de notre pays et des renseignements de dernière minute et surtout du risque majeur qui pourraient en découler pour la sécurité des personnes et des biens, le ministre de la sécurité porte à la connaissance des partis politiques, organisateurs, que le meeting prévu ce samedi 25 juin 2022 à Kodjindji est interdit », souligne le communiqué.

Interrogée au téléphone par l’Agence Savoir News, la coordinatrice de la DMK Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson s’est dit « surprise » du communiqué lu à la télévision, alors qu’une rencontre de « briefing de sécurité » était prévue jeudi dans la matinée avec le ministre de l’administration territoriale.

« Il ne revient pas au ministre de la sécurité de prendre une telle décision. Sa décision n’est pas justifiée, car dans les pays comme le Mali où le risque sécuritaire est très élevé, les populations exercent leurs droits de citoyens », a dénoncé Mme Adjamagbo-Johnson.

« Nous irons à la rencontre avec le ministre de l’administration territoriale pour l’écouter et savoir ce qui s’est réellement passé », a-t-elle ajouté.

A l’instar des autres pays de la sous-région, le Togo fait face ces derniers mois à une forte menace terroriste. Huit soldats togolais ont été tués et 13 autres blessés dans une attaque terroriste dans la nuit du 10 au 11 mai dans le nord du pays. Une quinzaine d’assaillants ont été tués. C’est la première attaque meurtrière enregistrée par le pays.

Par ailleurs, deux attaques terroristes ont été également repoussées en novembre 2021 et dans la nuit du 15 au 16 juin dernier.

Le gouvernement a décrété depuis le 13 juin l’état d’urgence sécuritaire dans la région des Savanes (extrême nord du pays) pour une période de 3 mois renouvelable. FIN

Junior AUREL

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