Maintien de l’ordre en période électorale : 17 pays de l’Afrique francophone veulent renforcer leurs forces de défense et de sécurité

Des hauts responsables des appareils sécuritaires de 17 pays africains francophones, lusophones et hispanophones impliqués dans la mise en œuvre du projet « Appui à la réforme du secteur de la sécurité en matière de maintien de l’ordre en période électorale dans un contexte d’Etat de droit », ont entamé ce lundi à Lomé un conclave de deux jours visant à parcourir la situation sécuritaire dans ces différents Etats, a constaté une journaliste de Savoir News.

Il s’agit d’un atelier régional méthodologique de haut niveau sur la sécurité électorale en Afrique, initiée par Centre Régional des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement (UNREC) en partenariat avec l’Institut des Nations Unies pour la Formation et la recherche (UNITAR), et le gouvernement togolais.

La rencontre réunit une vingtaine de représentants de l’Angola, du Bénin, du Burundi, du Burkina-Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, du Gabon, de la Guinée Bissau, de la Guinée Conakry, de la Guinée Équatoriale, Du Madagascar, de la Mauritanie, de la Mozambique, de la République démocratique du Congo, du Sénégal et du Togo.

D’une périodicité de 3 ans, le projet « Appui à la réforme du secteur de la sécurité en matière de maintien de l’ordre en période électorale dans un contexte d’état de droit » vise à améliorer la sécurité électorale des états, en renforçant le professionnalisme des forces de sécurité publiques dans l’exercice de leurs fonctions de protection des institutions et des personnes.

« C’est un atelier, en plus du Togo, regroupe également des officiers des forces de sécurité publics de plusieurs pays d’Afrique de l’ouest, d’Afrique centrale et même d’Afrique Australe parce que la problématique de maintien de l’ordre est une problématique difficile. Les forces de sécurité en même temps qu’ils doivent sécuriser les institutions pour éviter que le chaos et le désordre ne s’installe, pour éviter que les bâtiments publics ne soient pillés et les installations des commissions électorales attaqués, doivent en même temps protéger les civils qui participent aux manifestations », a indiqué Anselme Yabouri (directeur de l’UNREC).

Photo de famille.

« C’est une tâche difficile, une tâche qui appelle des techniques et des connaissances qu’il faut actualiser régulièrement parce que le contexte évolue avec les nouvelles technologies de même que les groupes terroristes qui peuvent utiliser les manifestations pour infiltrer et manipuler ceux qui y participent », a-t-il ajouté.

Durant les deux jours de travaux, il s’agira pour les représentants des différents pays, de présenter dans un premier temps, une vue d’ensemble de la situation sécuritaire électorale dans leurs pays. Ensuite il s’agira de présenter une vue d’ensemble pour les années à venir et identifier les besoins sur lesquels bâtir des programmes pertinents de renforcement de capacités des forces de défense et de sécurité.

Ce conclave c’est aussi un partage d’expériences, échange de points de vue entre ces acteurs de la chaine sécuritaire, afin d’aboutir à des techniques actualisées qui vont leur permettre de mieux remplir leurs devoirs.

A la fin du projet, tous les pays concernés doivent être en mesure de mettre en œuvre sur le plan national, des activités de renforcement de capacités des forces de maintien de l’ordre visant l’amélioration de leur activité professionnelle.

Il faut noter qu’un autre atelier sur la même thématique se tiendra dans les semaines à venir à l’endroit des pays anglophones d’Afrique. FIN

Chrystelle MENSAH

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