Lutte contre les Fake news : Les députés togolais s’approprient des astuces pour les débusquer

La table d'honneur à l'ouverture de la formation

Les députés togolais ont démarré jeudi à Lomé, une formation de deux jours sur les différentes catégories de Fake news et les astuces pour les détecter, les contourner ou les empêcher, a constaté l’Agence Savoir News.

C’est une initiative de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le 3ème vice-président de l’Assemblée nationale, Séna Alipui en présence du ministre de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, Prof. Akodah Ayewouadan et de Mme Mireille Eza (Directrice du programme numérique de l’APF).

Le Fake news ou fausses nouvelles constituent aujourd’hui un véritable phénomène de société qui met à mal le vivre ensemble et porte un coup certain au processus démocratique des États.

Leur dissémination est favorisée par les réseaux sociaux, qui sont difficiles à contrôler même par les concepteurs eux-mêmes. Elles ont le but de manipuler l’opinion publique, déstabiliser une institution, un État ou encore mettre en péril la vie de plusieurs individus. C’est donc un danger permanent, une épée de Damoclès qui pèse sur la tête des uns et des autres.

La lutte contre ce phénomène nécessite un engagement et la responsabilité de tous. Les députés togolais n’entendent pas rester en marge de ce combat. Quelle sera leur contribution pour freiner le phénomène tout en protégeant les libertés individuelles ?

Vue partielle des députés à cette formation

« Le Togo comme la plupart des pays de l’espace francophone a dû faire face à de nombreuses campagnes de désinformation à l’intérieur comme à l’extérieur de ses frontières. Cette situation est d’autant plus préjudiciable que les décisions et les choix des citoyens doivent se baser sur des informations véridiques et vérifiées », a indiqué Mme Mireille Eza.

Cette formation permettra aux députés de cerner la nuance entre la désinformation, la mésinformation et la mal-information. Que ce soit la satire, les liens factices, les contenus trompeurs ou encore les faux contextes, les contenus fallacieux, manipulés ou fabriqués.

« Je voudrais souhaiter que l’information qui peut être considérée comme une arme, puisse être utilisée en ce qui nous concerne, comme une arme de développement. Et dans ce cas de figure, en nous inscrivant dans la vision qui est celle du Chef de l’État et les différents projets contenus dans la feuille de route gouvernementale, il me semble que l’information aura son rôle à jouer pour que nous puissions achever le développement de notre pays », a confié le ministre de la communication et des médias, porte-parole du Gouvernement, Prof. Akodah Ayewouadan.

Pour le vice-président de l’Assemblée nationale, le défi est donc de taille : comment assurer la liberté d’expression, constitutionnellement et conventionnellement garantie, indispensable à toute société démocratique, tout en limitant les dérives ?

Députés et officiels

« Ce séminaire vise précisément à répondre, sur cette ligne de crête, aux enjeux soulevés dans ce domaine par les nouvelles technologies de l’information et de la communication. De fait, la qualité de l’information est indispensable à celle du débat démocratique. Il est donc nécessaire que l’intervention du législateur soit prudente dans cet univers informationnel singulièrement inquiétant », a précisé Séna Alipui,.

« Cette démarche précautionneuse est en parfaite adéquation avec la vision du Président de la République, Faure Gnassingbé, axée sur la consolidation de la liberté d’expression tout en professionnalisant les organes de presse. C’est à ce titre que les professionnels des médias sont considérés comme des acteurs clés du vivre-ensemble », a-t-il ajouté. FIN

Omar/Rédaction

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