« Les élections, principal facteur de division de l’opposition togolaise : Oublions les élections », martèle Nathaniel Olympio

Nathaniel Olympio, lors de la conférence de presse

Nathaniel Olympio (président du parti des Togolais/Opposition) a invité lundi, ses amis de l’opposition à « cesser de courir derrière les postes électifs », les élections ayant « toujours été une source de division des partis de l’opposition au Togo ».

« Le principal facteur de division de l’opposition togolaise, ce sont les élections : législatives ou présidentielles. Débarrassons-nous de ce facteur de division », a fortement lancé l’opposant lors d’une rencontre avec des journalistes au siège de son parti.

Selon ce dernier, il faut donner un autre sens à la lutte pour l’alternance, après 30 ans de +bataille+.

« Le sens que nous préconisons : nous devons asseoir la démocratie pour avoir les élections. Nous ne devons pas penser que c’est l’élection qui fait la démocratie. Oublions les élections et focalisons-nous sur la démocratie… battons-nous pour la démocratie », a martelé M.Olympio, avant d’ajouter : « c’est le fruit de nos réflexions, après 30 ans d’expérience ».

« Il faut corriger les dérives et la dérive principale que nous avons notée : c’est d’avoir couru après l’élection et non après la démocratie. Partis politiques, société civile, personnes ressources… mettons ensemble notre énergie pour la quête de la démocratie ».

Et quelle stratégie adopter pour réussir ce pari ? Faut-il un forum des leaders de l’opposition ? Des états généraux de l’opposition ? Une table de l’opposition ?

Rien de tous ces éléments : « il faut seulement un projet qui peut fédérer toute la population. Vous verrez que toutes les forces vont travailler ensemble ».

Nathaniel Olympio (au milieu), lors de la rencontre

Et ce projet doit être peaufiné dans la « discrétion », a souligné le président du Parti des Togolais.

Par ailleurs, M.Olympio également abordé d’autres sujets : La situation dans la sous-région, l’insécurité dans le pays, la gestion des finances publiques et celle de la crise sanitaire.

Abordant ce dernier point, il a fortement critiqué le pouvoir en place : « la crise sanitaire plonge les togolais dans une pauvreté encore plus grande ».

Selon lui, la crise sanitaire « a montré les failles de notre système social et de notre système de santé ».

L’opposant a surtout pointé du doigt, le programme Novissi : « le pouvoir a distribué quelques pécules aux citoyens les plus faibles économiquement: c’est très insuffisant, mal organisé et politisé ».

« La mauvaise gestion de la crise sanitaire vient aggraver le niveau de pauvreté de la population qui s’envolait déjà jusqu’aux chiffres alarmants de 77% dans l’Oti-sud et de 30% dans le Grand Lomé », a dénoncé M.Olympio.

Précisons que le Togo est frappé de plein fouet par la Covid-19 depuis le 6 mars, la découverte du premier cas.

Le pays compte 1.572 cas de coronavirus dont 37 décès, selon les chiffres officiels publiés dimanche à 19H25 GMT. 1.190 patients sont guéris et 345 autres sont sous traitements. FIN

Junior AUREL

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