La Journée internationale des droits de la femme est célébrée ce dimanche sous le thème : « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles ».
Cette « rappelle aux femmes togolaises le combat mené par leurs aînées engagées, afin qu’elles puissent jouir des droits acquis aujourd’hui », a précisé Mme Martine Moni Sankaredja (Ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance).
Pour la ministre, c’est l’occasion de dresser un bilan des avancées majeures en matière de parité et de protection sociale.
« C’est une occasion privilégiée pour dresser le bilan des progrès accomplis, mais aussi pour prendre la pleine mesure des défis majeurs qui demeurent malgré les efforts entrepris », a dit la ministre, avant de citer des avancées dans la réalisation des droits de la femme au Togo.
Selon la ministre, le Togo se distingue par des réformes audacieuses, notamment les modifications majeures apportées en 2022 aux codes de la famille, au code pénal, au code de sécurité sociale et du travail. Ces actions visent à éliminer les dispositions discriminatoires et favoriser l’égalité, la non-discrimination et l’accès des femmes à la justice.
« Le cadre institutionnel a également été consolidé grâce à la mise en place de divers mécanismes de protection des femmes et des filles contre les violences, ainsi qu’à la prise en charge des victimes. Parmi ces dispositions figurent les centres d’écoute des victimes de violence basées sur le genre, les maisons de justice, les maisons de la femme et le centre d’accès aux droits et à la justice pour les enfants », a-t-elle expliqué.
Dans le domaine de la participation politique, elle note une parité renforcée au Togo, à travers la nomination stratégique de 20 femmes au Sénat. La ministre souligne par ailleurs un rayonnement international, fruit de d’une diplomatie active en faveur du genre : « une diplomatie active qui propulse les femmes togolaises vers des postes de haut niveau tels que la présidence du Parlement de la CEDEAO et la vice-présidence de la Commission de la CEDEAO ».
Sur le plan institutionnel, a-t-elle expliqué, le maillage territorial des centres d’écoute et des maisons de justice renforcent la protection des plus vulnérables face aux violences basées sur le genre (VBG).
Au Togo, plusieurs activités sont prévues pour la célébration de cette journée par l’ensemble des acteurs impliqués dans les questions des droits de la femme. L’apothéose se tiendra à Lomé, le lundi 09 mars 2026.
« Elle sera marquée par la remise des jugements supplétifs tenant lieu d’acte de naissance à 300 femmes du district autonome de Grand Lomé », a dit la ministre.
Mme Martine Moni Sankaredja a appelé à une synergie d’actions entre gouvernement, partenaires et société civile, « pour l’avènement d’une société égalitaire, la femme a sa part à jouer », a dit la ministre. FIN
Ambroisine MEMEDE