« Éliminer les maladies tropicales négligées n’est pas un luxe. C’est un pilier de la souveraineté sanitaire et du développement durable de l’Afrique », a déclaré Pr Awa Marie Coll Seck (Présidente de Galien Africa).
« Les maladies tropicales négligées touchent plus de 600 millions d’Africains, soit 40% du fardeau mondial. Ces maladies aveugles, défigurent, rendent invalides et stigmatisent des millions de personnes, souvent les plus pauvres et les plus isolées », a-t-elle ajouté, appelant à mener une lutte efficace contre les MTN sur le continent car la prévention, le traitement et dans bien des cas, l’élimination des MTN est possible.
Elle explique qu’accepter la persistance de ces maladies, c’est accepter que l’Afrique vive en dessous de son potentiel.
Les Maladies Tropicales Négligées (MTN) regroupent une vingtaine d’infections dévastatrices touchant plus d’un milliard de personnes dans les régions tropicales pauvres, causant handicap, stigmatisation et perpétuant la pauvreté.
« Ces maladies sont des enjeux de développement, de justice et, oui, de souveraineté. Vingt d’entre elles sont prioritaires. Elles frappent les communautés les plus pauvres, les plus éloignées et les plus marginalisées. Elles réduisent la productivité, compromettent l’éducation des enfants, et enferment les familles entières dans la pauvreté », a expliqué Pr Coll Seck.
« Elles révèlent aussi les faiblesses systémiques, l’accès insuffisant à l’eau et à l’assainissement, des chaînes d’approvisionnement qui sont fragiles, la surveillance qui est limitée, et le faible investissement dans les soins de santé primaire », a-t-elle dit lors d’un webinaire du REMAPSEN.
Notons que la question des MTN est au cœur du Forum que prépare activement le Réseau des médias africains pour la santé et l’environnement (REMAPSEN).
Ce forum a été officiellement lancé en ligne le 25 novembre dernier sous thème « De la négligence à la mise en lumière : faire avancer l’agenda africain pour l’élimination des MTN ». La rencontre physique se tiendra du 29 au 30 janvier 2026 à Cotonou.
Selon Bamba Youssouf (Président du REMAPSEN), ce forum est une rencontre cruciale, dont les travaux aboutiront à un plan d’action consensuel, qui sera mis en œuvre dans les 43 pays membres du REMAPEN au cours de l’exercice triennal 2026, 2027, 2028. FIN
Ambroisine MEMEDE
