Tous les favoris, en commençant par l’hôte marocain, sont au rendez-vous des quarts de finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025, qui offrira en conséquence quatre affiches aussi alléchantes qu’indécises, vendredi et samedi.
Sénégal – Mali, duel de l’ouest
C’est sur le papier le quart le plus déséquilibré entre le Sénégal, grand favori avec le Maroc, et le Mali, seule nation encore présente à n’avoir jamais remporté la CAN.
D’autant que le Sénégal, vainqueur au petit trot du Soudan en huitième (3-1), monte en puissance et retrouvera son roc, le capitaine Kalidou Koulibali, suspendu au tour précédent.
Les Lions de la Teranga s’appuieront une nouvelle fois sur leurs mousquetaires trentenaires (Edouard Mendy, Koulibali, Idrissa Gueye et Sadio Mané), ainsi que sur la fougue sortie du banc, à l’image du Parisien Ibrahim Mbaye, 17 ans, plus jeune joueur à marquer un but en Coupe d’Afrique au XXIe siècle et plus jeune buteur sénégalais de l’histoire de la CAN.
En face, les Aigles du Mali, entraînés par le tempétueux belge Tom Saintfiet, n’ont toujours pas remporté une rencontre. Ils ont fait trois matches nuls lors de la phase de groupe et remporté aux tirs au but leur huitième face à la Tunisie.
Maroc – Cameroun, duel de Lions
Balbutiant, incapable de faire taire les critiques qui s’abattent sur son jeu, le Maroc est toujours là, bien décidé à remporter « sa » CAN le 18 janvier, date de la finale à Rabat.
Les hommes de Walid Regragui, qui tente d’endosser seul l’énorme pression populaire, ont battu petitement la modeste Tanzanie en huitièmes (1-0) grâce à un nouveau but de Brahim Diaz, meilleur buteur de la compétition (quatre réalisations).
Petite victoire, mais victoire logique tout de même, tant les Lions de l’Atlas n’ont jamais été mis en danger. Ils ont en outre récupéré leur star et capitaine, Achraf Hakimi, remis de sa blessure à une cheville.
Le Maroc va pourtant connaître son premier vrai test face à un Cameroun ressucité. Les Lions indomptables, arrivés la tanière sens dessus dessous à la Coupe d’Afrique, se sont métamorphosés en un temps record grâce au sélectionneur David Pagou, intronisé 20 jours avant le début du tournoi.
En « mission » au Maroc, alors que personne ne les attendait, les quintuples champions d’Afrique ont prouvé une nouvelle fois qu’ils n’étaient jamais plus forts que dans l’adversité et pourraient légitimement créer la première sensation de la compétition en éliminant le pays hôte et archi-favori.
Algérie – Nigeria, duel de cadors
Les Fennecs face aux Super Eagles, c’est le duel entre les deux seules équipes à être parvenues à remporter leurs trois rencontres du premier tour.
Si l’Algérie a dû attendre les dernières minutes de la prolongation pour terrasser la RD Congo (1-0), elle n’a pas été franchement mise en danger par les Léopards, s’appuyant comme depuis le début du tournoi sur une solide défense (un but encaissé).
Complète, l’Algérie s’appuie sur un capitaine efficace -Riyad Mahrez, trois buts-, un jeune milieu brillant -Ibrahim Maza, 19 ans- et un banc solide.
En face, les Super Eagles font forte impression. La meilleure attaque de la CAN, 12 buts inscrits, a écrasé le Mozambique en huitièmes (4-0). Ses stars offensives, Victor Osimhen et Ademola Lookman, en sont à trois buts chacun.
Le Nigeria ferait figure d’épouvantail si Osimhen, son attaquant masqué, ne faisait pas des siennes. Fâché de ne pas être servi par Lookman face au Mozambique, il s’en est pris vertement à son partenaire en pleine rencontre, a été remplacé dans la foulée, boudant les célébrations.
Une rumeur au Nigeria, vite démentie par la Fédération, a même fait courir le bruit qu’il aurait quitté la sélection pour regagner Galatasaray, son club. L’enjeu pour Eric Chelle, le sélectionneur, sera de préserver la fragile unité du groupe.
Egypte-Côte d’Ivoire, duel de champions
L’Égypte, recordman du nombre de trophées en Coupe d’Afrique (7), défie la Côte d’Ivoire, tenante du titre, avec en filigrane l’affrontement entre deux pensionnaires de la Premier League, la star des Pharaons et de Liverpool Mohamed Salah (33 ans) et l’ailier de Manchester United Amad Diallo (23 ans).
L’Egypte, à l’image de sa vedette, n’est pas brillante au Maroc, mais elle est sérieuse, solide, a passé sans encombre la phase de groupes et les huitièmes et, atout impalpable, elle possède comme nulle autre l’expérience de la Coupe d’Afrique.
La Côte d’Ivoire, rajeunie depuis son titre de 2023, tente toujours de capitaliser sur son exploit à domicile. L’opération commando d’il y a deux ans a laissé la place à un système de jeu équilibré, en s’appuyant sur les deux redoutables flèches offensives, Yan Diomandé, 19 ans, et Diallo, qui s’affirme comme le patron des Eléphants.
Source : Afp
