Le directeur de cabinet du ministère de la Planification du développement et de la Coopération, Essohanam Edjéou, représentant le gouvernement, a présidé, le mardi 14 octobre à Lomé, la cérémonie marquant l’apothéose de la célébration de la Journée mondiale de la population (JMP 2025).
Observé chaque 11 juillet, la JMP 2025 a été couplée du lancement du Rapport sur l’Etat de la Population mondiale intitulé « La véritable crise de la fécondité : la quête du libre arbitre en matière de procréation dans un monde en mutation ».
L’édition de cette année est placée sous le thème : « Donner aux jeunes les capacités de fonder les familles qu’ils souhaitent dans un monde juste et porteur d’espoir ».
Elle met l’accent sur les aspirations des jeunes à fonder une famille, mais aussi sur les obstacles persistants, notamment, l’instabilité économique, l’accès limité aux services de santé sexuelle et reproductive, les effets des conflits et le changement climatique.
Selon le rapport, la taille moyenne des familles diminue progressivement à travers le monde. Les jeunes générations, hommes et femmes confondus, sont moins enclines à avoir autant d’enfants que leurs parents, même si la population mondiale continue d’augmenter.
Au Togo, la population est passée de 6.191.155 habitants en 2010 selon le 4ᵉ Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) à 8.095.498 en 2022 (5ᵉ RGPH), tandis que la fécondité moyenne est passée de 6,4 enfants par femme en 1988 à 4,8 en 2013, puis à 4,3 selon les estimations de 2022.
Selon le directeur de cabinet, Essohanam Edjeou, les deux thèmes qui sont interconnectés interpellent quant aux responsabilités individuelles et collectives par rapport à la prise en compte des aspirations profondes des individus et des couples en matière de procréation.
M. Edjeou a rappelé les efforts consentis par le gouvernement en vue d’offrir les moyens et programmes nécessaires pour fonder les familles qu’ils désirent. Il s’agit entre autres du Programme national d’accompagnement de la femme enceinte et du nouveau-né (WEZOU), projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne (SWEDD), le programme national de lutte contre les grossesses et mariages précoces, la création des centres de jeunes et infirmeries scolaires.
La représentante résidente du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA-Togo), Mme Élise Kakam, a souligné que la stabilité de l’emploi et des revenus suffisants constitue un levier essentiel pour permettre aux jeunes de faire des choix libres et éclairés en matière de fécondité.
« Nous devons plus que jamais valoriser chaque être humain et créer les conditions permettant à chacun d’exercer ses droits, de faire ses propres choix et de profiter d’un avenir prometteur », a-t-elle déclaré.
La JMP constitue une tribune d’interpellation de l’ensemble de tous les acteurs, sur les questions de population qui sont au cœur de la croissance inclusive et de la promotion du développement humain durable.
ATOP/AO/SED
