Présidentielle d’avril dernier: « Je ne regrette pas d’avoir participé à ce scrutin. Si c’est à refaire, je le referai » (M.Fabre)

Jean Pierre Fabre, président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC, principal parti de l’opposition) a affirmé ce dimanche ne pas regretter d’avoir pris part à la présidentielle d’avril dernier, dénonçant les « ruses d’une certaine opposition ».

Candidat du Combat pour l’Alternance Politique (CAP 2015) — regroupement de quelques partis de l’opposition — M.Fabre avait recueilli 35,19% des suffrages contre 58,77% pour le président Faure Gnassingbé.

M.Fabre n’a jamais reconnu sa défaite dénonçant de « graves irrégularités ». Les différents observateurs (nationaux et internationaux) déployés sur le terrain ont jugé ce scrutin « apaisé, transparent et crédible ».

La veille de ce scrutin, l’opposition était fortement divisée sur les réformes politiques. Certains leaders n’ont pas hésité à accuser M.Fabre de « trahison » pour avoir pris part à ces élections sans les réformes.

« Je ne regrette pas d’avoir participé à ce scrutin. Si c’est à refaire, je le referai », a martelé M.Fabre sur radio Nana Fm.

« Les populations étaient favorables, c’est ça qui me réconforte. J’ai sillonné le pays du nord, jusqu’à Lomé », a-t-il souligné avant de lancer : « Je ne laisserai jamais tomber la lutte ».

« Je suis un combattant. On ne va jamais me faire accepter les ruses d’une certaine opposition », a-t-il poursuivi, dénonçant ceux qui sont de « mauvaise foi », en appelant au « boycott » de ces élections.

« Je n’accuse personne. Chacun est libre de faire ce qu’il veut », a indiqué le chef de file de l’opposition.

Ce dernier n’a pas passé sous silence, le dernier message de vœux du nouvel An du chef de l’Etat. Il l’a fortement critiqué.

Réagissant par rapport aux grands chantiers d’infrastructures routières, M.Fabre a déclaré : « C’est lui qui doit faire les infrastructures. On ne doit pas l’applaudir. Encore heureux qu’il construit quelques routes, et dont il se sent si fier ».

Il a surtout invité le chef de l’Etat à opérer les réformes : « Lorsque quelqu’un signe un accord pour faire les réformes, il doit les faire ».

« Vous devez faire les réformes et les élections locales. Sinon, moi je vous mets devant votre responsabilité », a-t-il averti. FIN

Edem Etonam EKUE

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