La deuxième convention des +femmes solidaires+ de l’OBUTS, tenue samedi à Lomé

Les +Femmes solidaires+ de l’Organisation pour bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS, parti de l’opposition) ont tenu samedi à Lomé, leur deuxième convention nationale axée sous le thème « femmes solidaires, femmes engagées pour un Togo émergent et prospère », afin de faire bilan de leurs actions dans le sens de l’intégration de la femme togolaise dans tous les secteurs de la vie socio-économique et politique, a constaté une journaliste de l’Agence Savoir News.

L’ouverture des travaux a été présidée par M. Agbéyomé Kodjo (Président national dudit parti) en présence de Mme Véronique Batalé (présidente des femmes OBUTS).

Une centaine de femmes solidaires, militantes et sympathisantes du parti ont pris part à cette convention.

Selon M. Agbéyomé Kodjo, il devient urgent que chacun prenne la mesure du rôle faîtier de la femme qui avant tout, est mère de l’humanité : « il ne saurait y avoir de développement économique réel dans un contexte de discrimination entre les hommes et les femmes, s’agissant précisément de la participation et de la contribution des femmes à toutes les instances de décision, et de mécanismes de mise en œuvre des politiques publiques ».

« L’avènement d’un Togo émergent et prospère ne saurait trouver concrétisation sans une courageuse volonté politique se traduisant par l’égalité du genre. Aujourd’hui plus que jamais, le combat pour la parité homme et femme, le combat pour le respect de la dignité de la femme nous engage conjointement, à toutes les étapes de notre quotidien, car 2030, c’est déjà demain », a-t-il souligné.

Mme Véronique Batalé a pour sa part précisé que les femmes togolaises représentent plus de 25% de la population, mais sont minoritairement représentées dans toutes les sphères de la gouvernance du pays : « Le parti politique OBUTS va commencer les débats sur le genre, afin d’exhorter les gouvernants à observer l’équité genre dans les institutions gouvernementales ».

Pour les femmes solidaires, la politique ne doit plus être une histoire des hommes au Togo.

« Faire respecter les droits des femmes et assurer leur participation active dans toutes les instances délibératives et de prise de décision, c’est garantir le progrès pour toutes et pour tous. La société togolaise doit évoluer tant dans les mentalités que dans les comportements à l’égard des femmes pour mettre fin aux discriminations et violations faites aux femmes », a-t-elle martelé.

A la fin des travaux, les femmes solidaires ont rendu publique une déclaration dans laquelle elles exhortent le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé — dans le cadre de son mandat social — à faire adopter par le gouvernement quelques mesures notamment la hausse des allocations familiales, la revalorisation des petites pensions de retraites civiles et militaires, l’amélioration des conditions de vie et de travail des agents de l’Etat, la maîtrise et le contrôle des prix des denrées, produits et services de première nécessité tels que le maïs, le carburant, le ciment, l’énergie, les télécommunications et la systématisation de la gratuité de la césarienne et la régulation des valeurs locatives des baux d’habitation ou à usage commercial.

Elles ont également procédé à la révision de leur règlement intérieur, à l’adoption d’un plan d’action pour redynamiser le rôle des +femmes solidaires+ au sein de la société togolaise et à l’élection des membres du bureau national. FIN

En Photo: Agbéyomé Kodjo (au milieu)

Abbée DJAGLO

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