Crise dans l’éducation : Les enseignants décident d’une « trêve » de deux semaines, les cours sautés seront rattrapés

L’Union des syndicats des enseignants du Togo (USET) a décidé d’observer une « trêve » de deux semaines, appelant les enseignants à reprendre les cours ce lundi. Telle est la principale décision prise en Assemblée générale dimanche après-midi. Les cours sautés durant les mouvements de grève, seront également rattrapés.

Selon les premiers responsables de l’USET, cette décision vise à permettre aux différentes fédérations des enseignants de poursuivre dans la sérénité, les discussions avec le gouvernement afin de trouver un « accord ».

« Notre objectif, c’est d’améliorer les conditions de vie des enseignants à travers un accord avec le gouvernement. Nous observons une trêve de deux semaines pour permettre au gouvernement de s’entendre avec les différentes fédérations des syndicats des enseignants pour qu’on puisse reprendre les cours dans la sérénité après les congés de fêtes de fin d’année », a déclaré Kalaha Sodja, Secrétaire Général de l’USET.

« Nous allons également reprendre les cours sautés pour un retour à la sérénité dans les écoles, afin d’éviter que les élèves descendent dans la rue. Si on ne le fait pas, ils seront toujours dehors. Mais, s’il n’y a aucun accord après cette trêve, nous allons reprendre nos mouvements », a-t-il averti.

Plusieurs enseignants présents à cette Assemblée générale, n’ont pas épousé cette décision.

« C’est une décision mal venue, car le gouvernement a actuellement dos au mur. C’est le moment de +l’assommer+, au lieu de le laisser se préparer pour revenir en force », a confié un enseignant interrogé dans la foule.

Des élèves ont sillonné les rues de certaines villes du pays ces derniers jours pour exiger des cours non faits, mais sur lesquels les enseignants ne voudraient pas revenir.

Des violences ont été enregistrées dans certains établissements, des élèves également blessés.

Le secteur de l’éducation est fortement secoué depuis le début de la rentrée (le 16 octobre) par des grèves à répétition des enseignants qui exigent des primes.

Les enseignants grévistes exigent la signature d’accord devant inclure certaines primes notamment les primes mensuelles d’éloignement et de logement. Le gouvernement leur avait proposé une prime mensuelle globale dite « prime d’incitation à la fonction enseignante » pour l’année 2014 : 10.000 F.CFA pour les enseignants de la catégorie A (soit 120.000 F.CFA/an) et 8.000 F.CFA pour ceux des catégories B, C et D (soit 96.000 F.CFA/an).

Ils accepté accepté cette proposition, à condition à condition d’obtenir une augmentation de 40% sur les salaires en 2015. FIN

Junior AUREL

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