De la nécessité d’inviter les pays africains à collaborer pour réduire la violence armée

Le coordonnateur, chargé de bureau au Centre régional des Nations Unies pour la pais et le désarmement en Afrique (UNREC), Thierry Zang a présidé ce soir au siège de son organisation, une rencontre à l’initiative du Réseau d’action sur les armes légères au Togo (RASALT) sur la violence armée et la réglementation des armes et munitions à travers le continent, a constaté Savoir News.

Etaient présents à cette rencontre, les responsables du RASALT et des Organisations non gouvernementales, les représentants de la société civile et des partis politiques et les journalistes.

La violence armée, selon M.Zang fait de nombreuses victimes humaines et cause de nombreux dégâts matériels à travers le monde. C’est pour cela que la communauté internationale, notamment les Nations Unies, mène diverses actions parmi lesquelles figurent en bonne place, l’information et la sensibilisation du grand public sur la lutte contre la prolifération et la circulation des armes légères.

« Les Nations Unies ont enclenché depuis 2006 un processus de négociation d’un traité sur le commerce des armes. Ce traité, s’il est signé en 2012, sera le premier instrument juridique multilatéral régissant un plan mondial sur l’importation, l’exportation et le transfert des armes classiques », a-t-il expliqué.

Selon lui, la semaine mondiale d’action contre la violence armée rappelle la nécessité de continuer à prendre des mesures concrètes, tels que la mise en place de législations, l’organisation de programmes de collecte d’armes, le renforcement des contrôles aux frontières, une meilleure gestion des stocks et le développement d’initiatives communautaires.

« Ces mesures exigent un coopération étroite entre les Etats et les organisations de la société civile. C’est la raison pour laquelle l’UNREC saisit l’occasion pour inviter tous les Etats africains, à collaborer avec les ONG aux fins de réduire durablement la violence armée sur notre continent », a souligné M.Zang .

Pour Mme Claire Kesmaecker, assistance stagiaire à UNREC, une majorité des Etats sont d’avis qu’un traité de commerce sur les armes sans l’inclusion des armes légères et de petit calibre ainsi que des munitions ne répondra pas aux préoccupations du traité et d’autres préfèrent l’approche adoptée dans le programme d’action sur les armes légères et de garder les munitions en dehors du domaine du traité du commerce des armes.

« Un travail important a déjà été effectué dans le sens de l’adoption du traité, mais il reste beaucoup à faire. Le consensus sur le traité de commerce sur les armes reste un défi. Les Etats devront faire preuve d’une volonté politique nécessaire pour faire des compromis sérieux, afin d’obtenir le traité significatif qui peut contribuer à réduire la violence armée qui découle de transferts d’armes irresponsables », a-t-elle souligné.

Félix Aklavon, le président du RASALT, de son côté, dit ne pas comprend pas comment on peut émettre un embargo contre un pays comme la Côte d’Ivoire, alors que les armes circulent encore.

Selon lui, le commerce sur les armes ne respecte malheureusement aucune règle.

« Les conséquences sur la prolifération et la circulation des armes causent de graves conséquences à l’humanité. La violence des armes a tué et poussé certains à l’exil. Il est important d’interpeller les dirigeants politiques sur les méfaits de la violence armée en Afrique et de trouver des solutions pour y remédier », a-t-il révélé.

M. Aklavon a indiqué que le langage des armes a pris le dessus sur le dialogue, et il est aberrant de constater que pendant qu’une population vit dans misère et la paupérisation ses autorités s’activent à payer des armes avec de fortes sommes qui peuvent si elles sont utilisées réduire le taux de pauvreté.

« Le monde a besoin d’un traité fort sur le commerce des armes. J’invite les dirigeants, la société civile et les organisations à s’impliquer dans l lutte contre la prolifération et le commerce des armes pour un monde sans arme », a-t-il plaidé.

Nicolas KOFFIGAN

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