Beaujolais nouveau / Cuvée 2018: Le vin a coulé à flots jeudi à Lomé

L'ambassadeur de France au Togo et le ministre Guy Madjé Lorenzo, donnant le ton de la dégustation du Beaujolais Nouveau.

« Cette année, certains disent que le Beaujolais nouveau a un petit arrière goût de Sodabi (la boisson locale à base du vin de palme, fortement alcoolisée). C’est très intéressant », a apprécié Marc Vizy (ambassadeur de France).

Un peu partout dans le monde, le Beaujolais nouveau est célébré chaque année et plus précisément le 3e jeudi du mois de novembre.

Au Togo, la tradition a été respectée : la nouvelle cuvée du vin Beaujolais nouveau a été dégustée jeudi dans les jardins de l’hôtel Sarakawa à Lomé, soirée au cours de laquelle le vin a coulé à flots.

Était également présent Guy Madjé Lorenzo, ministre de la communication de la culture, des sports et de la formation civique. Plusieurs opérateurs économiques (nationaux et étrangers), étaient aussi de cette fête, appuyée par plusieurs partenaires notamment la Brasserie BB Lomé, l’Hôtel Sarakawan le groupe Bolloré, société Total, CFA Motors, Tendances Events, Sogea Satom, Servair et la Compagnie Air France.

Derrière le podium installé pour la circonstance, on pouvait lire sur certaines affiches d’Air France : « Je m’envole ! Je m’envole ! », « Comme dans un écrin, nouveau fauteuil-lit Business » ou encore « Ici tout tourne autour de vous. Bienvenu en classe Business ».

« La cérémonie du Beaujolais nouveau, est avant tout, un moment de convivialité », a déclaré à l’Agence Savoir News, l’ambassadeur de France, interrogé au milieu des invités.

Des invitées, lors de la soirée.

« On s’est réuni tous, français et togolais ensemble pour trinquer autour d’un bon produit, échanger de l’amitié tout simplement autour d’un produit formidable qu’est le Beaujolais nouveau avec un peu de charcuterie et de fromage: c’est ça l’amitié franco-togolaise », a lancé Marc Vizy.

Le plus souvent accompagné d’une bonne assiette de charcuterie, le Beaujolais nouveau se déguste entre amis ou avec sa famille.

Loin du vin industriel au goût de banane, la robe du Beaujolais nouveau 2018 est « empourprée, dense, aux reflets violines-fuchsia », selon certains amateurs.

« Les arômes de fruits noirs charnus, de fleurs (pivoine, lilas), quelques notes d’épices et de réglisse s’exhalent », a qualifié Arnaud Chambost, sommelier et Meilleur ouvrier de France en 2000.

Mme Sylvie Zanou (Responsable commerciale Air France Togo), lors de la soirée.

Le Beaujolais nouveau est un vin jeune appelé primeur qui provient de grappes de raisins récoltées dans l’année. D’une belle couleur rouge, assez limpide, la primeur se distingue par des arômes dits amyliques.

Cet adjectif renvoie à des goûts acidulés de type bonbon anglais, vernis ou banane mûre. Des levures sont utilisées pour renforcer l’un ou l’autre de ses arômes.

Mais, de plus en plus, les producteurs essaient de donner un goût de fruits rouges plus prononcé au Beaujolais nouveau. Plus de 30 millions de bouteilles sont commercialisées en France, mais aussi à l’étranger.

Le Japon est le premier marché importateur de Beaujolais Nouveau avec 5,82 millions de bouteilles l’an dernier.

Vue partielle des invités, lors de la soirée.

Dans le top cinq des pays importateurs de Beaujolais nouveau en 2017 selon une infographie d’IDIX, on trouve également les États-Unis (1,71 million), le Royaume-Uni (0,85 million), le Canada (0,76 million) et la Chine et Hong-Kong (0,42 million).

« Le beaujolais nouveau est un bon vin depuis toujours qui se laisse boire accompagné d’une assiette de charcuterie. Cette cuvée 2018 a un gout exceptionnel fruité, frais et jeune. Après l’avoir dégusté, l’arrière goût ça sent l’odeur du sandrier », a confié Abdias Saba, l’un des invités dans le jardin de Sarakawa.

« C’est un bon vin qui a un bon goût un peu moelleux, qui se distingue des autres, pour sa bonne qualité », a renchéri un autre invité, un verre complètement plein, dans la main droite. FIN

Junior AUREL/ Abbée DJAGLO