Autonomisation des femmes rurales : A Kpalimé, une trentaine de femmes apprennent les techniques de plaidoyer pour accès à la terre et financements

Mme Epiphanie Houmey Eklu-Koevanu

Quelque 36 femmes participent depuis lundi à Kpalimé (environ 120 km au nord de Lomé) à un atelier de 4 jours de renforcement de capacités en entrepreneuriat et techniques de plaidoyer pour l’accès à la terre et aux financements, a constaté le correspondant de l’Agence Savoir News.

Les participantes sont toutes membres des groupements et coopératives féminins ou mixtes, identifiés dans la zone ouest des Plateaux.

La rencontre est organisée par le ministère de l’action sociale, de la promotion de la femme et de l’alphabétisation grâce au financement du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Elle s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet d’autonomisation des femmes rurales au Togo (PAFeRT) et vise à contribuer à la sécurité alimentaire, à la croissance économique nationale et à l’épanouissement des femmes togolaises en général et celles rurales en particulier. 

Cette rencontre a pour objectif d’augmenter le revenu des membres à travers le renforcement de leurs capacités techniques et organisationnelles.

La table d’honneur, à l’ouverture de l’atelier

Les participantes seront formées sur les stratégies de ventes, la gestion financière, le code foncier et les financements, ainsi que les techniques de plaidoyer pour leur accès à la terre et aux financements.

Selon Amah Sessevi Ajavon (représentant du ministre de l’action sociale), cette rencontre contribuera à promouvoir l’autonomisation des femmes rurales et à réduire les inégalités de genre.

Les femmes ont des atouts importants, qui sont jusqu’à présent sous utilisés en raison des pesanteurs socio-culturelles qui pèsent sur elles.

Les femmes qui vivent en milieu rural sont des actrices clés dans l’agriculture et promeuvent la sécurité alimentaire. Malgré l’engagement des femmes dans la chaîne de production agricole, celles-ci ne bénéficient pas convenablement du fruit de leur travail, alors que la prospérité d’une nation tire sa source de l’action conjuguée de toutes les composantes de la société y compris les femmes rurales, a-t-il expliqué.

Epiphanie Houmey Eklu-Koevanu (point focal genre de la Team Leader Gouvernance démocratique et institutionnelle au Pnud), a salué le dynamisme des femmes. Elle a signalé aux participantes que la femme travaille pour le bien être de sa famille, de sa communauté et la prospérité de son pays.

L’autonomisation de la femme est un élément clé de sa participation à son propre bien-être, celui de sa famille et de sa communauté. Il faut investir beaucoup de moyens pour accompagner nos mamans, qui assurent la sécurité alimentaire.

Vue partielle des participantes

Pour Mme Eklu-Koevanu, il est important d’adapter les activités des femmes à l’évolution du monde, en prenant en compte les défis de plus en plus difficiles liés aux changements climatiques.

Le gouvernement doit également accompagner les femmes  dans l’accès aux ressources de production, particulièrement la terre.

Pour elle, le PNUD est disponible pour accompagner le ministère dans l’encadrement des femmes pour l’amélioration de leurs activités, afin qu’elles puissent dégager plus de revenus pour bien s’occuper de leurs familles.

Notons que les travaux de cet atelier ont été lancés lundi en présence de Kokou Bertin Assan (préfet de Kloto) et de Roger Gnassengbé (coordonateur du PAFeRT). FIN

De Kpalimé, Alex Edouh

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