CEDEAO: Le 31ème anniversaire de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé célébrée avec faste à Kara (REPORTAGE)

La remise du chèque.

Le 31ème anniversaire de l’Organisation Ouest Africaine de la Santé (OOAS) — Institution spécialisée de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en charge des questions de santé — a été célébré avec faste lundi à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), manifestation présidée par le ministre togolais de la santé Prof. Moustafa Mijiyawa, a constaté le correspondant de l’Agence Savoir News.

Étaient également présents au CHU Kara pour cette +fête+, le directeur général de l’OOAS Prof. Stanley Okolo, ainsi que le représentant du préfet de la Kozah N’Lowa Kokoutsè.

L’OOAS — dont le siège se trouve à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso), a été créée par protocole signé le 9 juillet 1987 à Abuja par les chefs d’État et de gouvernement de la CEDEAO.

Elle a pour objectif principal d’offrir le niveau le plus élevé en matière de prestations de soins de santé aux populations de la sous-région sur la base de l’harmonisation des politiques des États membres, de la mise en commun des ressources et de la coopération entre les États membres et les pays tiers en vue de trouver collectivement et stratégiquement des solutions aux problèmes de santé de la sous-région.

Ainsi l’OOAS est investie par les chefs d’État et de gouvernement du mandat politique d’assurer la coordination régionale en matière de santé dans l’espace CEDEAO.

Et c’est pour faire découvrir davantage l’Institution à aux populations et surtout les sensibiliser qu’il a été décidé cet événement dans chaque pays membres. Le Togo est le premier pays à accueillir cette célébration et le ministre de la santé s’en est félicité.

Prof. Moustafa Mijiyawa a exprimé ses reconnaissances à trois acteurs: le chef de l’État togolais Faure Gnassingbé, les autorités et à la population de Kara ainsi qu’au Directeur Général de l’OOAS.

Selon le ministre, ces trois acteurs ont en partage un idéal qui est la mise place d’un système de santé résilient et robuste pour lutter contre trois fléaux notamment: les maladies transmissibles qui tuent surtout les enfants de moins de 5 ans, les maladies non transmissibles (l’hypertension artérielle, le diabète et les cancers) qui touchent surtout les plus de 35 ans et les urgences épidémiques qui sont souvent imprévisibles. Il s’agit des virus Ebola et Lassa sans oublier les méningites.

Prof. Mijiyawa a rendu hommage au Directeur Général de l’OOAS pour avoir non seulement accepté venir au CHU-Kara, mais aussi pour les « appuis multiformes » que l’OOAS apporte au Togo.

De son côté, Prof. Stanley Okolo a fait le point des progrès réalisés dans le domaine de la santé au sein de la région et les défis à relever : Mise en place d’un Centre régional de surveillance et de contrôle des maladies de la CEDEAO (basé Abuja au Nigeria), formation et perfectionnement de plus de 1000 personnels de santé pour le renforcement de leurs capacités, harmonisation des politiques pharmaceutiques à travers l’ensemble de la sous-région, amélioration de la sécurité de la chaîne d’approvisionnement en médicaments et vaccins etc…

Vue partielle de l’assistance.

Ce dernier a souhaité que les actions de l’OOAS dans les prochains jours aient un impact visible sur les populations dans les domaines thématiques tels que la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent ; la prévention et le contrôle des maladies transmissibles et non transmissibles, l’accès aux médicaments et aux vaccins de très bonne qualité.

L’acte majeur de la célébration de cette journée de l’OOAS, fut la remise d’un chèque 5 millions de francs CFA au CHU de Kara, afin d’accompagner cette structure sanitaire dans ses efforts de prise en charge des populations en matière de santé.

Précisons que l’OOAS — s’inscrivant dans la vision globale de la Communauté de passer à l’horizon 2020, de la CEDEAO des États à la CEDEAO des peuples — a pour vision d’être reconnue par les États membres et la Communauté Internationale comme étant l’instrument principal de l’intégration régionale en matière de santé permettant d’avoir des interventions et programmes efficaces avec un grand impact. FIN

De Kara, Peter MALOUMBA

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