Panafricanisme universitaire : La fondation de l’Université Cheickh Anta Diop de Dakar mobilise ses anciens diplômés à Lomé

Mme Mariétou Diongue Diop (administrateur de la fondation Cheikh Anta Diop) au sein de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) de Dakar a rencontré samedi à Lomé, les anciens étudiants et stagiaires togolais du Sénégal dans le cadre d’une tournée africaine de mobilisation autour de l’UCAD, a constaté une journaliste de Savoir News.

Plusieurs professeurs d’universités, médecins, enseignants-chercheurs ainsi que la jeune génération issue de cette université ont pris part à cette rencontre.

L’UCAD de Dakar est une Université qui doit aujourd’hui relever le double défi de demeurer une université publique d’une part, mais aussi de contribuer à la réussite d’étudiants issus de toutes les couches sociales et d’autres part garantir la qualité de l’enseignement et de la recherche ainsi qu’un cadre de vie décent pour l’ensemble de la communauté universitaire.

De plus en plus les ressources allouées par l’Etat à l’UCAD ne permettent plus de répondre aux besoins de l’université. Aujourd’hui, il devient primordial de diversifier les sources de financement de cette Université et donc la mobilisation des anciens de l’UCAD s’avère indispensable.

La fondation UCAD créée en 2009, s’est donc donnée pour mission de mobiliser les diplômés et amis de l’Université autour de UCAD pour le rayonnement de l’université africaine en général dans le sens des intérêts de l’Afrique.

« Je suis venue à Lomé pour rencontrer les anciens de Dakar et mettre en place l’antenne nationale du réseau fort des diplômés de Dakar et raviver l’esprit de Dakar qui est celle de l’intégration africaine. L’université de Dakar, la première université francophone, est un véritable creuset de l’intégration africaine et tous les premiers cadres de l’Afrique francophone ont été formés à Dakar. Ils sont devenus aujourd’hui leaders dans tous les domaines au niveau de leurs pays respectifs. Mais, nous n’avons pas su cultiver le sentiment d’appartenance et de solidarité à notre université commune et cultiver ensemble les valeurs du panafricanisme », a souligné Mme Diop.

« Aujourd’hui, nous voulons mobiliser nos anciens diplômés pour contribuer au rayonnement de notre Université pour travailler dans un esprit panafricain et bâtir ensemble l’université africaine de demain. Nous voulons que tous nos anciens qui vivent à Lomé et dans nos autres villes puissent être informés de cette fondation et être mobilisés au niveau national », a-t-elle précisé.

Ce que nous attendons de ces anciens, a poursuivi Mme Diop « c’est plusieurs choses : d’abord, nous voulons cultiver le sentiment fort d’appartenance à l’UCAD, ce qui les conduira à se demander comment s’impliquer dans la vie de cette université. Cela peut-être des dons mensuels, des dons exceptionnels, bref rendre une partie de ce que cette université leur a donné en soutenant la jeune génération d’étudiants. Ils peuvent aussi nous soutenir par des bourses sociales pour aider l’université à demeurer une université publique ouverte à toutes les catégories socio-professionnelles et à toutes les nationalités. Soutenir la recherche, des thèses, la mobilité des étudiants, les étudiants malades, construire des résidences universitaires, équiper l’université…, il y a beaucoup de choses à faire avec un petit geste de la part de tous les diplômés de l’UCAD », a ajouté l’administrateur de la fondation UCAD.

A Lomé, l’Association des Anciens Etudiants et Stagiaires Togolais du Sénégal (2AESTS) aura donc pour mission de regrouper et rassembler en son sein, tous les anciens de l’UCAD (toutes facultés confondues), afin de réfléchir sur comment appuyer cette université formatrice pour plus d’un au Togo.

« Le but de notre association, c’est de faire en sorte que tous les diplômés togolais de l’UCAD puissent travailler ensemble sur les questions sociales de développement de cette université, parce que l’heure est au regroupement des intellectuels pour agir sur le destin de nos nations », a indiqué Marcel Namandjé (président de la 2AESTS).

« J’ai passé la moitié de ma vie à Dakar et je pense qu’il est tout à fait normal que nous nous mobilisons derrière cette université. Nous sommes appelés à faire de l’Afrique une unité pour que les étudiants se forment librement sans se soucier de leur nationalité « , a confié pour sa part Fovi Francois Adanlété (gynécologue-accoucheur).

Notons qu’en novembre prochain, un grand événement dénommé « Home Coming/ Retour des anciens » jumelé à la célébration du centenaire de la faculté de médecine, se tiendra dans la capitale sénégalaise pour discuter de l’université d’hier et des réformes pour les l’université africaines du futur.

Inaugurée en 1959 sous l’ancienne dénomination Université de Dakar, l’Université Cheikh Anta Diop  accueille des étudiants d’une cinquantaine de pays africains et européens et a été fréquentes par de nombreux cadres africains dont des ministres et des chefs d’Etat. FIN

Chrystelle MENSAH

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