Médias et terrorisme: Des étudiants de l’ISICA fortement outillés

Vue partielle de la salle

La direction de la recherche et de l’innovation en collaboration avec l’Institut des sciences de l’information, de la communication et des arts (ISICA) a organisé ce mercredi à Lomé, une conférence sur le thème « Médias et terrorisme », a constaté un journaliste de l’Agence Savoir News.

La rencontre qui a été animée par Professeur Serge Théophile Balima (enseignant chercheur à l’Université de Ouagadougou/Burkina Faso) en présence de Mme Germaine Anaté (Directrice ISICA), a permis de réfléchir sur plusieurs aspects du thème : qu’entendre par terrorisme et dans quelle mesure la couverture médiatique peut-elle faire le jeu des terroristes ? Comment exercer sa liberté d’information sur le terrorisme sans entraver le travail des forces de l’ordre ? Quel traitement de l’information en période de crise, les médias, sont-ils complices du terrorisme ou des médias du terrorisme et quel traitement de l’information en temps de crise.

Selon le professeur, le terme terrorisme est controversé et difficile à circonscrire et le journaliste doit faire attention à l’utilisation des mots, sa mission est juste d’informer, sans être la remorque des forces de défense et de sécurité.

« C’est une mission noble et très importante dans la société. Et en temps de crise, les médias sont des acteurs à part entière. La vérification de l’information est très importante et le journaliste doit faire preuve de modération et ne pas confondre son rôle à celui des forces de l’ordre ».

« Lorsqu’un fait terroriste survient, il fait parler de lui-même, mais il y a le fait que les journalistes sont tenus de rapporter les faits. Mais en rapportant les faits, provoquant ainsi l’effet amplificateur qui installe dans l’opinion la peur, la crainte, les émotions. Le journaliste doit donc être modéré dans l’utilisation des termes, tout en tenant un langage de vérité, car les journalistes sont des constructeurs de la réalité ».

« La mission du journaliste est de faire en sorte que les citoyens soient informés, car un citoyen sous informé est sous capacité, c’est-à-dire qu’il ne peut pas avoir les ressources nécessaires pour agir sur son environnement. La mission d’informer est donc une mission noble et très importante dans une société, mais ne doit pas faire du journaliste une remorque des informations des Forces de défense et de sécurité. De plus, il ne faut pas rechercher le scoop au point de diffuser des informations non vérifiées, c’est le risque actuel avec les multiples sources d’information dont la plupart sont des sources de désinformation ».

« Ce que je voudrais faire savoir, c’est que les journalistes doivent réfléchir davantage pour comprendre que chaque fait rapporté a un écho dans la société. Ils doivent savoir manipuler les mots et faire attention à leur responsabilité dans le rapportage des faits ».

Pour le colonel Djibril Inoussa (porte-parole des forces armées togolaise), il est très difficile de reconnaitre un terroriste, mais depuis deux mois, les FAT sont en train de mettre en place une stratégie pour détecter et démanteler les terroristes. FIN

Edem Etonam EKUE

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