Manif du PNP : « On ne fait pas la démocratie dans la pagaille », avertit Yark

Général Yark Damehame.

« On ne fait pas la démocratie dans la pagaille », a averti vendredi, le ministre de la sécurité, la veille des manifestations prévues par le Parti national panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, invitant les militants de ce parti à « respecter les itinéraires indiqués » par l’autorité.

Le PNP a prévu samedi, des marches à Lomé et dans 10 villes à l’intérieur du pays. Selon le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi, les manifestations ne se dérouleront que dans la capitale et dans deux villes : Sokodé et Afagnan.

A Lomé, deux itinéraires sont notifiés aux responsables du PNP et tout est confiné dans la zone de Togblékopé. Ces itinéraires ne sont pas ceux choisis par les responsables du PNP.

Pour le ministre de la sécurité, il n’y a pas d’effectif disponible de forces de l’ordre (gendarmes et policiers) pour encadrer des manifestations dans 10 villes à l’intérieur du pays.

« La gendarmerie et la police ne sont pas là seulement pour les marches. Notre principal souci aujourd’hui, c’est comment faire pour sécuriser nos compatriotes et protéger leurs biens. La première mission de la gendarmerie et de la police, ce n’est pas d’encadrer les marches », a déclaré le général Yark Damehame sur la radio Victoire Fm.

« Avec trois villes, on peut vraiment les encadrer et de façon professionnelle. Le PNP doit raisonnablement accepter ces trois villes et les itinéraires prescrits pour faire leurs marches. Nous devons tous travailler pour la paix, la sécurité et la démocratie dans notre pays », a-t-il lancé, avant d’ajouter : « Vous savez, la violence appelle la violence ».

« Nous appelons les uns et les autres à la pondération, à la retenue et à la préservation de la paix. Que ceux qui veulent marcher, aillent aux endroits indiqués et ils seront encadrés », a-t-il indiqué, avant de marteler : « On ne fait pas la démocratie dans la pagaille ».

Le PNP exige notamment « l’application » de la feuille de route de la Cédéao, notamment les réformes constitutionnelles et institutionnelles, la libération des personnes toujours en détention dans le cadre des manifestations. Selon des responsables de l’opposition, une soixantaine de personnes seraient encore dans les prisons du pays.

Précisons que le PNP fait cavalier seul, après avoir tourné dos à la coalition de l’opposition qui s’est effritée, car minée par des querelles internes et une affaire de corruption sur une somme de 30 millions de francs CFA, don d’un chef d’État de la sous-région. FIN

 

Edem Etonam EKUE

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