Législatives : Manifestations pour exiger « l’arrêt » du processus électoral

Plusieurs milliers de personnes ont pris d’assaut les rues de Lomé ce jeudi, pour exiger « l’arrêt immédiat » du processus électoral en vue des législatives du 20 décembre prochain, a constaté une équipe de l’Agence Savoir News.

A l’appel de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition, les manifestants ont parcouru des rues de Lomé, notamment à Bè-Kpota, avant de chuter devant au carrefour de l’Église des Assemblées de Dieu pour un meeting.

Ont également pris part à cette marche, des leaders de cette principale coalition de l’opposition dont Jean Pierre Fabre (Chef de file de l’opposition), Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson (coordinatrice de la coalition) et Ouro Djikpa Tchatikpi (conseiller spécial du président du PNP).

« C’est une manifestation organisée à l’endroit du pouvoir en place, pour que le processus électoral, tel qu’il se déroule, soit arrêté et que nous puissions discuter. Pour nous, il s’agit de faire en sorte que ce processus soit arrêté et qu’on trouve un accord pour des élections libres, transparentes et démocratiques », a déclaré M.Fabre.

A en croire ce dernier, « personne ne peut contraindre » la coalition à aller « à de fausses élections ».

« On l’a fait par le passé. On ne le fera plus. Nous allons empêcher la tenue de ces élections. Cela ne veut pas dire que nous allons agresser quelqu’un. Nous ferons le maximum pour que ces élections ne se tiennent pas », a averti le chef de file de l’opposition.

A l’intérieur du pays, la coalition a également défilé dans les rues. Elle sera encore dans les rues samedi prochain.

Précisons que la tension est montée d’un cran ces derniers jours, au lendemain de la publication des listes des parties et candidats indépendants retenus pour les élections législatives du 20 décembre. Les 14 partis politiques de l’opposition ne prendront pas part à ce scrutin, pour n’avoir pas déposé de dossiers de candidatures. Ils dénoncent des « irrégularités » dans l’organisation de ces élections et exigent l’arrêt du processus électoral.

Lundi dernier, Mme Brigitte Adjamagbo-Johnson a affirmé que ce regroupement fera tout pour « empêcher » la tenue de ces élections.

« Par tous moyens, nous ferons en sorte que les législatives n’aient pas lieu », avait-elle martelé sur radio Victoire Fm, avant d’ajouter : « Nous n’allons pas donner notre bénédiction à la mascarade qui se prépare ».

Quelques jours plus tôt, le ministre de la sécurité, le général Yark Damehame a mis en garde, les fauteurs de troubles et conscientisé la jeunesse.

« Le boycott est un choix démocratique. On ne cherche pas à casser l’isoloir ou l’urne », avait averti le général.

Rappelons que la campagne électorale pour ces législatives, doit s’ouvrir le 4 décembre. FIN

 

Junior AUREL