Législatives: Le pouvoir « confirme son obstination » à organiser le scrutin dans la « précipitation » (Coalition)

Photo@Archives.

Le pouvoir en place a « confirmé aux Togolais et à la communauté internationale, son obstination à organiser dans la précipitation, les élections législatives à ses propres conditions, avec l’électorat qu’il aura lui-même choisi à travers un recensement de complaisance, un découpage électoral totalement arbitraire et des candidats concurrents qu’il aura cooptés », a dénoncé la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

Le gouvernement a convoqué le corps électoral pour le 20 décembre prochain pour les législatives, conformément à la date retenue par les chefs d’État de la Cédéao dans leur feuille de route pour une sortie de crise au Togo.

Dans un communiqué rendu public, la coalition dénonce « avec vigueur cette nouvelle violation de l’esprit de la feuille de route de la Cédéao qui résulte du refus manifeste et déterminé du régime RPT-UNIR, de s’inscrire dans un processus électoral conforme aux règles les plus élémentaires de la démocratie et aux standards internationaux ».

Les leaders de ce regroupement « n’entendent nullement se soumettre au dictat d’un régime cinquantenaire aux abois qui a tout simplement peur des élections démocratiques et transparentes ».

« La Coalition des 14 partis est plus que jamais déterminée à poursuivre aux côtés des populations togolaises, son combat pour une application rigoureuse et consensuelle de la feuille de route de la Cédéao passant obligatoirement par la mise en œuvre des mesures d’apaisement, la réalisation des réformes constitutionnelles et institutionnelles et l’organisation d’élections totalement libres, transparentes et équitables », souligne le communiqué dont l’Agence Savoir News a obtenu copie.

La coalition « appelle toutes les populations togolaises de l’intérieur et de l’extérieur à se mobiliser pour la libération totale de notre pays des griffes d’un régime prédateur dont le seul programme politique se résume à son maintien au pouvoir pour continuer à s’accaparer les ressources nationales au détriment de la grande majorité des Togolais ».

Rappelons que le recensement  a pris fin depuis le 25 octobre, opération boycottée  par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition.

Ce regroupement dont les représentants ne siègent pas toujours à la Commission électorale nationale indépendante (Céni), exige la recomposition du bureau de ladite Institution et la reprise totale de toutes les activités qu’elle déjà menées. Elle exige aussi l’arrêt du processus électoral. FIN

 

Edem Etonam EKUE

 

 

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