Coton: Les acteurs en conclave les 23 et 24 mai à Kara, vers la modernisation et la contribution de la filière à l’atteinte du PND

Les acteurs de la filière coton se retrouveront les 23 et 24 mai à Kara (environ 420 km au nord de Lomé), conclave devant leur permettre de mieux réfléchir en vue de la modernisation et la contribution de ladite filière à l’atteinte des objectifs du Plan national de Développement (PND).

Prendront part à cette rencontre de concertation pour la préparation et le lancement de la campagne de production cotonnière 2019/2020, les représentants des producteurs de chaque préfecture, de chaque région administrative et de tous les membres des bureaux de la faîtière, de même que leurs techniciens. Les administrateurs et techniciens de la Nouvelle Société Cotonnière du Togo (NSCT) et des représentants de la direction du conditionnement et la métrologie légale (DCML) au niveau national et régional prendront également part aux assises.

Par ailleurs, afin de mobiliser toutes les ressources humaines des services techniques du département de l’agriculture, les directeurs généraux et régionaux des structures impliquées dans la gestion des activités du coton, sont aussi invités.

Placée sous le thème : «la filière cotonnière face aux défis de sa modernisation et de sa contribution à l’atteinte des objectifs du Plan national de développement», cette rencontre permettra aux participants de faire le point sur les dispositifs à mettre en place pour accompagner la transformation de la filière coton et améliorer les performances durant la campagne 2019/2020.

Au cours de ce conclave, les participant plancheront également sur les résultats 2018/2019 et le programme 2019/2020 de la recherche cotonnière. Ils feront aussi le point des changements et des innovations qui doivent intervenir dans la filière, durant la campagne 2019/2020.

Première culture de rente des exploitations agricoles, le coton s’affirme comme la première culture industrielle du Togo et le quatrième produit d’exportation du pays, après le clinker, le ciment et les phosphates. Il est l’un des produits agricoles qui contribue de manière substantielle au Produit intérieur brut (PIB), soit à hauteur de 1 à 4,3%, selon les années. Cette filière a été secouée ces derniers mois par des malversations financières.

Le Togo a inscrit la filière dans une vision stratégique sur 10 ans, à travers un document d’orientation stratégique élaboré avec l’appui de la Banque mondiale: atteindre d’ici 2022, au moins 200.000 tonnes de coton-graine de 95% de premier choix, avec un rendement moyen de 1600 kg/ha et produire plus 85% de coton fibre de qualité de tête.

Depuis 2009, la production cotonnière s’est relevée progressivement, tombée à 28.000 tonnes de coton-graine en 2009/2010. Alors, la production est passée de 28.000 à 46.244 tonnes de coton-graine entre 2009 et 2011. Elle est ensuite passée à 79.510 tonnes, puis à 80.594 tonnes avant de connaître un léger fléchissement à 77.850 tonnes en 2013/14.

La campagne 2014/15 a connu un important rebond, passant à 114.000 tonnes de coton-graines avant de retomber à 81.000 tonnes pour la campagne 2015/16. Pour le compte de la campagne 2017/2018, il a été produit 117.000 tonnes de coton-graine contre 108.000 tonnes la campagne précédente, soit une progression de 8%.

Notons que la meilleure performance en matière de production coton-graine dans l’histoire de la filière togolaise est de 188.000 tonnes en 1998/1999. FIN

Junior AUREL

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