Conseil international des bois tropicaux: La 55è session lancée par le Premier ministre

Selom Komi Klassou, lors de son intervention.

Les travaux de la 55è session du Conseil international des bois tropicaux (CIBT) ont été lancés ce lundi à Lomé, par le Premier ministre Selom Komi Klassou, rencontre de six jours axée sur les questions liées aux forêts et regroupant 300 participants, a constaté l’Agence Savoir News.

Plusieurs personnalités parmi lesquels la présidente de l’Assemblée nationale, des ministres et des représentants d’organisations internationales ont assisté à la cérémonie.

John James Leigh Vetter (Président du Conseil International des Bois Tropicaux) a également fait le déplacement de Lomé.

Le Conseil international des bois tropicaux est l’organe directeur de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT), organisation intergouvernementale qui favorise la gestion durable et la conservation des forêts tropicales ainsi que l’expansion et la diversification du commerce international des bois tropicaux provenant de forêts gérées en mode durable et obtenus dans le respect de la légalité.

Le Conseil comprend tous les membres de l’Organisation et se réunit une fois par an pour développer des politiques relatives aux forêts et pour approuver et financer des projets à exécuter sur le terrain.

« À l’ère des changements climatiques et de leurs effets induits en termes de défis à l’échelle locale, nationale, régionale et mondiale, la mission de l’OIBT doit être comprise comme un engagement ferme en faveur de la soutenabilité quand on sait que notre organisation travaille en dehors du commerce mondial des bois tropicaux, sur la bonne gouvernance en matière de gestion des ressources forestières, de la préservation de la biodiversité et de la restauration des paysages forestiers. A cela s’ajoutent les efforts entrepris dans la lutte contre les changements climatiques et le renforcement des capacités la résilience de nos États », a souligné le Premier ministre.

Selonn Selom Komi Klassou, tous les indicateurs montrent que nos modes de vie et de consommation opposent un rythme insoutenable aux écosystèmes forestiers et par conséquent contribuent au réchauffement de notre planète.

Les participants, en pleine séance de travail.

« Face aux grands enjeux contemporains de développement nous devons inverser la tendance en promouvant des politiques cohérentes de gestion durable et de conservation des forêts. A l’évidence, les ressources forestières ne sont pas inépuisables, au contraire elles se dégradent à une cadence effrénée », a dénoncé le chef du gouvernement.

Les pays membres de l’OIBT rassemblent plus de 80% des forêts tropicales au monde et représentent environ 90% du commerce international des bois tropicaux.

Depuis son adhésion à l’OIBT, le Togo a bénéficié à ce jour d’un financement de 4.099.210 dollars US pour 19 projets dont la mise en œuvre a eu des incidences positives sur l’économie nationale et notre travail endogène de lutte contre la déforestation.

Mieux, le pays pu atténuer les effets négatifs de la déforestation sur les communautés rurales grâce aux efforts du gouvernement et de l’appui de notre organisation, a relevé M.Klassou.

Mais comment se présente la situation au Togo ?

L’inventaire national de 2016 révèle un taux de couverture forestière de 24,24% toutes strates confondues et un taux moyen de déforestation d’environ 0,42%. «La tendance à la baisse de la couverture forestière nationale qui se dégage nous renforce dans la conviction que nous devons davantage œuvrer contre la déforestation et mieux restaurer nos écosystèmes forestiers», a souligné le Premier ministre.

Les officiels

Depuis l’institution de la journée nationale de l’arbre en 1977, le taux de reboisement annuel de 1 000 hectares dans les années 1980 à 2000 hectares en 2010.

Pour soutenir cette politique et donner plus de viabilité à la gestion durable et à la protection des forêts, le Togo s’est doté d’une loi, la loi n° 2008-009 du 19 juin portant Code forestier qui est toujours en vigueur.

« A ce jour, et dans une synergie d’actions, pouvoirs publics, secteur privé, collectivités locales, nous avons délimité et sécurisé 485.583 ha d’aires protégées. Dans la même optique, nous nous sommes engagés à restaurer 1.400.000 ha de paysages forestiers à 2030 comme cible nationale de l’initiative africaine consistant à restaurer 100.000.000 ha de paysages forestiers d’ici à 2030 », a précisé M.Klassou. FIN

Junior AUREL

 

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