Agou/Entrave des discussions responsables de la TdE/COGEA : Les délégués des villages alimentés mieux informés

Les délégués des villages alimentés par le réseau du système d’Alimentation en eau potable du mont Agou regroupés au sein du Comité de Gestion de l’Eau d’Agou (COGEA) ont été informés des difficultés qui entravent les discussions entre les responsables de la TdE et ceux de COGEA cours d’une assemblée générale extraordinaire ce mercredi à Gadjagan (environ 105 km au nord de Lomé).

En effet un réseau d’alimentation d’eau à caractère social a vu le jour par le biais d’une relation amicale entre l’Association Togo Thun (ATT) de la Suisse et les villageois d’Agou Gadjagan en 2006, afin de régler le problème d’eau potable dans le milieu. Pour y arriver, les populations de quatorze villages ont contribué avec l’appui de l’ATT à l’installation de ce réseau qui dessert les villages et les maisons qui en font la demande contre 265 FCFA le m3.

Ce réseau est géré localement par les populations qui, au terme d’une assemblée générale ont mis en place un Comité de Gestion de l’Eau d’Agou (COGEA).

Ce comité est dirigé par un conseil d’administration qui s’occupe de la gestion de ce réseau.

C’est au cours de cette gestion, que la TdE a fait son apparition pour reprendre la gestion du système d‘alimentation en eau potable d’Agou.

Pour les délégués de COGEA, la reprise par la TdE de la gestion n’est pas une mauvaise chose en soi, mais elle doit tenir compte de certaines réalités du milieu.

La configuration du système et des considérations socio-culturelles du milieu doivent être analysées, afin que les décisions de cette reprise soient bénéfiques pour chacun des partenaires.

Ce réseau, disent les délégués, est installé par les populations avec l’appui financier des partenaires étrangers Helvetas, Association Togo Thun (ATT) pour un coût total de 317.283.272 FCFA, lequel financement est assuré à 80,6% par ATT/Helvetas et à 19,4% par les populations bénéficiaires.

Il est une extension des mini adductions d’eau potable villageoises installées dans le cadre du partenariat entre la ville de Thun de la Suisse et le canton de Gadja, suivant l’accord de collaboration signé entre les deux parties en 1989. Ainsi le partenaire a un droit de regard sur la gestion et la destinée du réseau.

Le réseau dessert actuellement 14 villages dans trois cantons de la préfecture d’Agou notamment Gadza, Tavié et Kébo.

Ils estiment que dans le processus du développement local, la vision des acteurs est d’étendre le réseau à d’autres localités de la région qui en ont besoin alors que la capacité du réseau ne couvre plus aujourd’hui les besoins.

Il est donc nécessaire de renforcer le système et de l’étendre vers les autres localités qui sont dans le besoin ont-ils souhaité.

La gestion du réseau qui est communautaire, tient compte des spécificités socio-culturelles de la zone, c’est ainsi le coût de l’eau est fixé à 265 FCFA le m3.

Les délégués ont dénoncé, le comportement des agents de la TdE qui se permettent d’enlever les compteurs d’eau déjà installés par COGEA et violent les domiciles de certains abonnés du comité.

Pour le président, du Comité de Gestion de l’Eau d’Agou Wulémé Koku Séwonu, la présente rencontre permettra aux délégués d’avoir toutes les données pour pouvoir l’expliquer à leurs mandants.

Il a souligné que des discussions claires et consensuelles entre la TdE et les organes en charge du réseau doivent permettre aux deux parties TdE et les responsables de COGEA, de définir les termes du protocole d’accord de cette reprise.

Rappelons que le réseau Eau Mont Agou dépassant le cadre d’un seul village, un comité inter village dénommé un Comité de Gestion de l’eau d’Agou (COGEA) a été mis en place pour sa gestion en avril 2007. COGEA est composé de deux  délégués de chaque village desservi et de deux représentants de la préfecture soit 30 délégués. Un conseil d’Administration coordonne les activités de COGEA.

Les taches techniques du réseau sont exécutées sous la surveillance du comité par un service technique composé d’un responsable réseau, de quatre exploitants et d’une secrétaire caissière.

Les points de puisage dans les villages sont gérés par les fontainiers et des abonnés privés.

Les activités de l’équipe d’exploitation sont suivies et contrôlées par COGEA à travers son conseil d’administration et ses représentants dans les différentes localités. FIN

 

De Kpalimé, Bolassi ATCHINAKLE