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Crise au Togo : La Cédéao salue les "mesures d’apaisement" et appelle à un "dialogue inclusif"

samedi 16 décembre 2017 à 23:46

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest (Cédéao) ont salué ce samedi à Abuja, les "mesures d’apaisement" prises par le gouvernement togolais et appelé les auteurs politiques à un "dialogue inclusif".

Dans une déclaration à la fin du 52è sommet de l’organisation sous-régionale, les chefs d’Etat ont exprimé leur préoccupation "face à la tension politique persistante" et lancé un appel aux acteurs politiques "à s’engager pleinement et dans les plus brefs délais, dans un dialogue inclusif, dans un esprit de compromis (…) pour la mise en œuvre de réformes politiques respectant l’ordre constitutionnel et les institutions démocratiques".

Les chefs d’Etat à ce sommet, ont également condamné "toutes les formes de violences et de débordements qui se traduisent par des pertes en vies humaines, des blessés et des dégâts matériels".

Le Togo est fortement secoué par une nouvelle crise depuis août dernier, avec des manifestations de la coalition de l’opposition.

Ce samedi, des milliers de togolais ont encore battu le pavé dans les rues de Lomé et dans d’autres villes du pays à l’appel des 14 partis politiques de ce regroupement. C’est la troisième manifestation de la semaine, après celles de mercredi et jeudi.

La coalition exige notamment le retour à la Constitution originelle de 1992, la révision du cadre électoral et l’instauration du droit de vote des togolais de l’étranger.

Elle réclame également la libération de toutes les personnes incarcérées dans le cadre des manifestations. Certains leaders de ce regroupement exigent aussi le départ du président Faure Gnassingbé.


Le dialogue annoncé par le gouvernement, peine à démarrer. L’opposition exige des "mesures d’apaisement" (notamment la libération de toutes les personnes arrêtées dans la foulée des manifestations et celles détenues dans l’affaire des incendies des marchés) avant d’aller à la table de négociation.

Du côté du pouvoir "toutes les conditions sont réunies" pour le début des discussions.

Le gouvernement a pris un certain nombre de mesures d’apaisement notamment, la libération de certaines personnes dont les Imams de Sokodé et de Bafilo.

Les dernières "consultations" menées par le gouvernement ont été boycottées par la coalition qui a dénoncé une "manœuvre de diversion".

Dans une interview au magazine Jeune Afrique à paraître dimanche, le président Faure Gnassingbé a indiqué que le dialogue avec l’opposition s’instaurera "très rapidement en ce qui concerne sa phase préparatoire. Avant les fêtes de fin d’année".

Il a précisé que ce dialogue devra inclure les partis non représentés au Parlement.

"Nous avons, au sein de l’opposition, des partis représentés à l’Assemblée et des partis extraparlementaires : ils devront décider s’ils y viennent séparément ou en coalition. Nous avons aussi des partis qui n’ont ni manifesté ni revendiqué et qui agissent dans le cadre des institutions. Ceux-là aussi ont le droit de participer", a-t-il déclaré à Jeune Afrique. FIN

Junior AUREL

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